Et si, derrière notre sourire, se cachait tout un monde invisible ?
Notre bouche abrite une multitude de micro-organismes qui vivent, interagissent et évoluent en permanence. Ensemble, ils constituent le microbiome buccal, un véritable écosystème dont l’équilibre participe à la santé des dents et des gencives.
Mais cet équilibre est fragile. Alimentation, sucre, salive, brossage, habitudes de vie… de nombreux facteurs peuvent modifier cet environnement et favoriser l’apparition de plaque dentaire, de caries ou d’inflammation gingivale.
Voyage au centre de notre microbiome buccal pour découvrir comment fonctionne cet écosystème fascinant, ce qui peut le déséquilibrer et surtout comment nos gestes quotidiens peuvent contribuer à préserver son équilibre.

Notre bouche abrite naturellement une multitude de micro-organismes, principalement des bactéries, mais aussi des champignons, des virus et d’autres microbes. Ils vivent sur la langue, les dents, les gencives, dans la salive ou encore entre les dents, autant de milieux qui leur offrent des conditions de vie différentes [1].
L’ensemble de ces micro-organismes constitue le microbiote buccal. Le terme microbiome buccal désigne plus largement cet écosystème : les micro-organismes eux-mêmes, leur matériel génétique, mais aussi les interactions qu’ils entretiennent entre eux et avec leur environnement [1].
Ce microbiote est naturel et participe au maintien de la santé bucco-dentaire. Les micro-organismes qui le composent vivent en interaction les uns avec les autres et sont influencés par les conditions présentes dans la bouche : composition de la salive, nutriments apportés par l’alimentation, pH, oxygène disponible ou encore la nature des surfaces sur lesquelles ils s’installent, comme les dents, la langue ou les gencives [1].
Cet équilibre n’est jamais figé. Il évolue en permanence, selon ce que nous mangeons, notre hygiène bucco-dentaire, la quantité et la composition de notre salive, mais aussi selon l’âge, les variations hormonales, certains traitements ou encore notre état de santé général.
Les scientifiques parlent ainsi d’un équilibre dynamique du microbiote buccal, qui peut évoluer tout au long de la journée et de la vie [1].



À la surface des dents, une fine pellicule formée notamment de protéines salivaires recouvre naturellement l’émail.
Les micro-organismes du microbiote buccal adhèrent progressivement à cette pellicule, puis se regroupent et s’organisent en communauté.
Cette colonisation débute dès les premières heures qui suivent le nettoyage des dents. Peu à peu se constitue un biofilm dentaire, appelé plus communément plaque dentaire.
Cette première phase de colonisation se déroule principalement au cours des 18 premières heures après le brossage. Si le biofilm n’est pas éliminé, il évolue ensuite progressivement : il s’épaissit, accueille de nouvelles espèces bactériennes qui produisent une matrice consolidant l’ensemble. On parle alors de maturation du biofilm [4].

Au moment des repas, les conditions dans lesquelles vivent les bactéries du biofilm se modifient. Les aliments apportent de nouveaux nutriments que certaines bactéries vont utiliser. C’est notamment le cas de certains sucres qu’elles transforment en acides, entraînant une baisse temporaire du pH autour des dents [3].
La salive joue alors un rôle protecteur. Grâce à son pouvoir tampon, elle aide à neutraliser cette acidité et à ramener progressivement le pH vers son niveau habituel. Elle contribue également aux mécanismes naturels de reminéralisation de l’émail.

Lorsque les prises sucrées sont fréquentes, les épisodes d’acidification se répètent. Les bactéries qui supportent bien ce milieu acide se multiplient plus facilement et deviennent plus nombreuses : l’équilibre du microbiote se modifie, on parle alors de dysbiose [3].
Ces attaques acides répétées fragilisent progressivement l’émail. La salive aide normalement à maintenir l’équilibre entre déminéralisation et reminéralisation, mais lorsque les épisodes acides deviennent trop fréquents, les pertes minérales peuvent l’emporter et une carie peut alors apparaître [3].
La plaque devient également problématique lorsqu’elle n’est pas suffisamment éliminée : brossage insuffisant ou trop rapide, surfaces oubliées ou zones difficiles à atteindre avec la brosse à dents, notamment dans entre les dents et à la jonction dent-gencive. Elle peut alors s’accumuler, s’épaissir et poursuivre sa maturation.
Près de la gencive, la composition de cette plaque évolue et l’organisme réagit en déclenchant une réaction inflammatoire locale. La gencive peut devenir rouge, gonflée, sensible et saigner au brossage : ce sont les signes caractéristiques d’une gingivite [2].
Les travaux de recherche récents montrent effectivement des différences de composition et de structure du microbiote entre une gencive saine et une gingivite liée à l’accumulation du biofilm [2].

Lorsque la plaque dentaire reste suffisamment longtemps en place, elle peut se minéraliser.
Le calcium et le phosphate présents dans la salive interagissent avec le biofilm et participent à la formation de cristaux minéraux. La plaque, initialement molle, durcit progressivement pour devenir du tartre.
La recherche montre que ce phénomène est plus complexe qu’une simple accumulation de minéraux : les bactéries du biofilm et leur microenvironnement participent également aux mécanismes de minéralisation [4].
Une fois formé, le tartre ne peut plus être éliminé par un simple brossage. Sa surface rugueuse facilite par ailleurs l’accumulation d’une nouvelle plaque bactérienne, qui peut à son tour entretenir l’inflammation des gencives. Son élimination nécessite alors un détartrage professionnel [4].

L’objectif d’une bonne hygiène bucco-dentaire n’est pas d’éliminer tous les micro-organismes de la bouche. Il consiste surtout à éliminer régulièrement la plaque dentaire et à désorganiser le biofilm avant qu’il ne s’accumule et ne mûrisse.
Le brossage agit mécaniquement sur la plaque fixée à la surface des dents. Réalisé deux fois par jour de façon minutieuse, il limite son accumulation, notamment à la jonction entre les dents et les gencives. Le nettoyage interdentaire complète son action dans les espaces que les poils de la brosse atteignent difficilement.
Le dentifrice fluoré joue, quant à lui, un rôle essentiel : il contribue à reminéraliser l’émail et à le rendre plus résistant aux attaques acides produites par certaines bactéries du biofilm.
Brossage, fluor et maîtrise de la fréquence des prises sucrées agissent donc de façon complémentaire : retirer régulièrement la plaque ne dispense pas de limiter les épisodes d’acidification répétés.

Les Conseils Bicare+
Quelques habitudes simples permettent d’agir sur les principaux facteurs qui favorisent l’accumulation de plaque dentaire et les déséquilibres du milieu buccal :
Le choix du dentifrice peut ensuite être adapté aux besoins de chacun.
Le Dentifrice Blancheur Bicare+ au Bicarbonate de sodium & Fluor associe le bicarbonate, qui aide à éliminer la plaque et les colorations superficielles, au fluor, qui contribue à protéger l’émail et à prévenir les caries.
En cas de gencives sensibles, le Dentifrice Gencives Sensibles Bicare+, formulé avec du bicarbonate de sodium, du fluor et un complexe de cinq plantes, s’intègre à une routine visant à prendre soin des gencives tout en maintenant une bonne hygiène bucco-dentaire.
En complément du brossage, les Poudres Blancheur Bicare+, réservées à l’adulte, associent notamment bicarbonate de sodium et bromélaïne. Cette enzyme issue de l’ananas contribue à l’élimination des résidus alimentaires impliqués dans la formation de la plaque dentaire et du tartre.
Ces produits n’ont pas vocation à « rééquilibrer le microbiome » ni à éliminer toutes les bactéries de la bouche. Ils s’intègrent dans une hygiène bucco-dentaire régulière visant à contrôler la plaque, préserver l’émail et maintenir un environnement favorable à la santé des dents et des gencives.
Le microbiome buccal fait naturellement partie de notre bouche, peuplée d’une multitude de micro-organismes qui cohabitent et interagissent en permanence.
Une bouche saine n’est donc pas une bouche sans bactéries ni microbes, mais une bouche dans laquelle cet écosystème reste compatible avec la santé des dents et des gencives.
Brossage, alimentation, salive et maîtrise de la plaque contribuent chaque jour à préserver cet équilibre.
Prendre soin de son sourire, c’est finalement aussi prendre soin de tout un monde invisible.
Bibliographie scientifique :
[1] Baker JL, Mark Welch JL, Kauffman KM, McLean JS, He X. The oral microbiome: diversity, biogeography and human health. Nat Rev Microbiol. 2024;22(2):89-104. doi:10.1038/s41579-023-00963-6.
[2] Iniesta M, Vasconcelos V, Sanz M, Herrera D. Supra- and Subgingival Microbiome in Gingivitis and Impact of Biofilm Control: A Comprehensive Review. Antibiotics. 2024;13(6):571. doi:10.3390/antibiotics13060571.
[3] Spatafora G, Li Y, He X, Cowan A, Tanner ACR. The Evolving Microbiome of Dental Caries.
Microorganisms. 2024;12(1):121. doi:10.3390/microorganisms12010121.
[4] Wei Y, Dang GP, Ren ZY, et al. Recent advances in the pathogenesis and prevention strategies of dental calculus. NPJ Biofilms Microbiomes. 2024. doi:10.1038/s41522-024-00529-1.